• Sans -Papiers

    Si dans votre coin ya de la mobilisation faites-le, s'il ya un pb chez eux c'est la bas qu'il faut le résoudre et pas les jerter de la France !!!
    Combattez cette merde SVP  c important !!!!




    Société

    Mobilisation en France contre l'enfermement des sans-papiers

    Des milliers de personnes ont manifesté samedi à Paris et dans plusieurs villes de France pour dire "non à l'enfermement" des étrangers sans-papiers. Au total, une quarantaine de rassemblements étaient prévus dans l'Hexagone dans le cadre d'une journée européenne sur ce thème, selon Réseau éducation sans frontières qui appelait à la mobilisation en compagnie d'autres associations.

    Dans la capitale, quelque 2.900 personnes, selon la préfecture de police (environ 5.000, selon une représentante de RESF) sont parties de la Cité de l'immigration vers 14h30 pour défiler en direction du centre de rétention administrative de Vincennes. "Non à l'enfermement", "fermeture des centres de rétention", "les enfants à l'école et pas en rétention", "régularisation", scandaient les manifestants.

    Etaient notamment présents Olivier Besancenot de la Ligue communiste révolutionnaire, Arlette Laguiller de Lutte ouvrière, Mouloud Aounit, président du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) ou encore des représentants de la Ligue des droits de l'Homme.

    "On est là pour réclamer la fermeture des centres de rétention et dire très clairement à M. Sarkozy qui lui cherche des zones de non droit absolument partout (...), que les zones de non droit, on les a trouvées, c'est dans les centres de rétention", a déclaré Olivier Besancenot à France 3.

    Une fois devant le centre de rétention, quelques centaines de personnes ont poussé des cris hostiles et lancé des canettes et des pierres en direction des forces de l'ordre, qui ont procédé à quelques tirs de lacrymogènes, d'après Richard Moyon, de RESF. Il a évoqué des incidents sans gravité avant son départ et la dispersion de la manifestation.

    Quelques heures plus tôt, des députés, sénateurs, intellectuels, artistes et représentants d'organisations syndicales s'étaient rendus devant le centre de rétention du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne), en provenance de la Porte de Vincennes. Parmi les participants, la députée Christiane Taubira, la journaliste Florence Aubenas ou encore l'acteur Charles Berling.

    "Ce ne sont pas des gens qui ont volé les Français, ce sont des gens qui ont payé des impôts, qui ont travaillé souvent dans des conditions difficiles et tout simplement, on les sacrifie", a déploré Charles Berling sur France Info en référence aux sans-papiers. "On en fait des exemples pour montrer qu'on a une politique ferme et que nous, on ne se laissera pas faire avec l'immigration. C'est un leurre".

    D'après Brigitte Cerf de RESF qui a fait état de la présence d'une cinquantaine de militants, les élus ont visité les lieux pendant une heure et demie et rencontré des sans-papiers, avant de dénoncer leurs conditions d'interpellation. "Lorsque l'on va chercher quelqu'un chez lui", "à la porte de l'école alors qu'il va chercher son enfant" ou "sur son lieu de travail, c'est grave parce qu'on voit que c'est une véritable chasse à l'étranger qui est organisée", a souligné la sénatrice Alima Boumediene-Thiery (Verts).

    D'autres rassemblements ont eu lieu, notamment à Rennes, Toulouse, Lyon ou encore Marseille, selon RESF, qui comme d'autres entendait protester entre autres contre un projet de directive européenne "relative aux normes et procédures applicables dans les Etats membres au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier". Une "directive de la honte" qui, selon le MRAP, prévoit d'aligner vers le haut la durée de maintien des étrangers dans les centres de rétention, afin qu'elle puisse aller jusqu'à 18 mois (contre 32 jours actuellement).

    Il s'agissait également de lancer un "cri d'alarme par rapport à la politique des quotas du gouvernement" et à "l'éclatement actuel des familles" dû à la politique de l'immigration, d'après Brigitte Cerf.

    "La manière dont sont organisées les expulsions actuellement, on voit très bien que c'est avant tout pour faire du chiffre et pas pour autre chose puisque 25.000 expulsions dans l'année -d'ailleurs chiffre qui n'a pas été atteint-, c'est un slogan, ce n'est pas une politique", a fustigé Brigitte Wieser de RESF, sur France Info. "La question de l'immigration ne sera pas réglée par 25.000 expulsions par an et ça ne sert qu'à entretenir la peur". AP



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